L’ex ado en moi a quelque peu tressailli de plaisir en découvrant cette scène musicale du Botswana, comme un pied de nez à toutes les petites phrases assassines que l’on peut parfois entendre quand on est noir et qu’on dit aimer le rock. » Anormal, bounty, fou, sataniste »…Et j’en passe.
Cela tient peut-être du mystère pour les gens à l’esprit étroit, la musique n’a pas de couleur prédéfinie. Il n’y a qu’à voir le petit état du Botswana et ses moins de deux millions d’habitants qui possède l’une des scènes métal les plus importantes d’Afrique. Si ce style musical fait de nombreux émules en Afrique du Sud, le pays voisin; le public y est presque exclusivement blanc.
Depuis 1993, le pays des Tswanas a vu fleurir les groupes de métal en quelques années comme Wurst ou Metal Orizon.
Depuis 2008, le photographe sud-africain Frank Marshall s’est pris de passion pour cette communauté et il leur a consacré un livre intitulé Renegades.
Un ouvrage dans lequel, il expose ces hommes et ces femmes pour qui le style vestimentaire doit être en accord avec la musique que l’on écoute. Des botswanais aux airs de cow-boys tout droit sortis d’un Mad Max.
Le Botswana n’en est pas à son premier contraste, le pays est considéré comme la démocratie la plus stable d’Afrique depuis son indépendance de la Grande-Bretagne en 1966. Grâce en grande partie à son industrie du diamant, c’est l’un des pays les plus riches du continent et, dans la capitale, Gaborone, s’épanouit une classe moyenne qui jouit d’un bon niveau d’instruction et d’un pouvoir d’achat élevé. En matière politique, le Botswana est cité en exemple pour sa bonne gouvernance. Aux richesses issues du diamant s’ajoute une économie touristique plutôt haut de gamme.
Le clip de Why Me du groupe Wrust.











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